Quand on pense à Mesrine : L’Instinct de mort, impossible de ne pas voir immédiatement le visage de Vincent Cassel. Pourtant, avant lui, un autre grand nom du cinéma français avait été envisagé pour incarner le célèbre gangster : Benoît Magimel.
Dans une interview accordée à Konbini pour le format Vidéo Club, l’acteur de 51 ans est revenu sur plusieurs moments importants de sa carrière. Et parmi les confidences qui ont surpris les internautes, il a raconté pourquoi il avait finalement refusé ce rôle aujourd’hui considéré comme mythique.

À l’époque, Benoît Magimel ne se sentait tout simplement pas capable d’entrer dans la peau de Jacques Mesrine. Pas par manque d’envie, ni par peur du défi, mais parce qu’il jugeait ne pas avoir la crédibilité physique nécessaire pour un personnage aussi imposant.
L’acteur se souvient qu’il était alors beaucoup plus mince et qu’il avait déjà du mal à prendre du poids. Face au miroir, il ne parvenait pas à imaginer convaincre le public dans un rôle aussi intense et brutal. Selon lui, tout sonnait faux : le physique, la voix et même l’énergie qu’exigeait ce personnage hors norme.

Benoît Magimel explique aussi que le contexte autour du projet ne l’avait pas rassuré. Après le retrait initial de Vincent Cassel et du réalisateur lié au film à ce moment-là, la production lui aurait proposé le rôle dans un délai extrêmement court. Une pression qu’il n’a pas voulu accepter.
Pour le comédien, un personnage comme Mesrine demandait du temps, une vraie préparation et surtout le bon moment dans une carrière. Il affirme aujourd’hui encore qu’il ne sert à rien de forcer les choses lorsque l’on sent que tout n’est pas aligné.

Avec le recul, Benoît Magimel ne regrette absolument pas sa décision. Bien au contraire. Il considère avoir fait preuve de lucidité à ce moment-là et préfère avoir refusé plutôt que de livrer une performance dans laquelle il ne croyait pas lui-même.
Et aucune amertume envers Vincent Cassel. L’acteur a même salué le travail de son confrère, estimant qu’il avait incarné Jacques Mesrine de manière remarquable. Une reconnaissance sincère qui montre le respect qu’il porte à cette performance devenue culte dans le cinéma français.

Aujourd’hui, Benoît Magimel poursuit sa carrière avec le même instinct. À l’affiche cette année de La bataille de Gaulle, il semble plus apaisé que jamais avec ses choix passés, même ceux qui auraient pu changer complètement sa trajectoire.
