À 69 ans, Véronique Jannot traverse une période intense. Entre son retour à la télévision et sa participation remarquée à la nouvelle saison de Mask Singer sur TF1, la comédienne multiplie les projets. Derrière les costumes et les projecteurs, c’est pourtant un tout autre rôle qui occupe aujourd’hui la plus grande place dans sa vie : celui de maman.
Le public l’a récemment découverte cachée sous le costume de la Panthère dans Mask Singer. Éliminée le 1er mai dernier, l’actrice garde malgré tout un souvenir fort de cette aventure. Personne parmi les enquêteurs n’a réussi à percer son identité. Enfin presque. Une personne n’a pas été dupe bien longtemps : sa fille Migmar.

Pour brouiller les pistes, Véronique Jannot avait pourtant tenté de modifier sa voix pendant certaines prestations, notamment sur Harley Davidson. Elle avait même pris soin d’imiter légèrement l’intonation de Brigitte Bardot. Mais cela n’a pas suffi. Migmar l’a immédiatement reconnue.
Ce lien si fort entre elles ne doit rien au hasard. En 2014, l’actrice avait choisi d’adopter la jeune Tibétaine, découvrant ainsi la maternité à 57 ans. Une étape immense dans sa vie, elle qui avait été privée de cette possibilité après un cancer de l’utérus. Mais derrière ce bonheur, les débuts n’ont pas toujours été simples.

Véronique Jannot décrit une adolescente marquée par un parcours extrêmement difficile. Née au Tibet, réfugiée ensuite, Migmar a perdu sa famille en Inde avant d’arriver en France et de devoir s’adapter à une culture totalement différente. Une succession de bouleversements qui ont profondément marqué la jeune femme.
Avec le temps, leur relation s’est transformée. L’actrice parle aujourd’hui d’un lien rempli de confiance, d’affection et de soutien mutuel. Et depuis 2025, la famille s’est encore agrandie avec l’adoption de Nyima, le cousin de Migmar.
Tous les deux ont des personnalités très différentes. Véronique Jannot décrit sa fille comme quelqu’un de très discipliné, ambitieux et passionné, avec une vraie envie de transmettre des messages à travers la création. Nyima, lui, avance plus discrètement, avec un tempérament plus calme et posé, même s’il reste attaché à ses racines tibétaines.

Leur nouvelle vie en France semble aujourd’hui prendre une direction plus sereine. Nyima travaille désormais comme boulanger-pâtissier près de Paris. Migmar, de son côté, impressionne particulièrement sa mère. Arrivée sans parler un mot de français, elle a décroché un bac littéraire avec mention seulement quelques années plus tard.
Aujourd’hui, la jeune femme rêve de devenir réalisatrice. Son histoire personnelle nourrit ses projets et ses envies de création. Une évolution qui remplit de fierté Véronique Jannot, très émue en évoquant le parcours de ses deux enfants et la famille qu’ils ont construite ensemble au fil des années.
